|
" De la francophilie en Amérique
"
|
Le
juge Breyer a tenu à ce que l'on nous fasse visiter et
que l'on nous explique la structure de ce bâtiment de
la Cour Suprême, l'un des plus importants des États-Unis,
construit en 1935 sur le modèle des autres édifices
de Washington. À la première page du document
qui nous fut remis, publié par la Cour Suprême
et par sa Société Historique, dès la douzième
ligne, une citation d'un auteur français : " Il
y a un siècle et demi, l'observateur politique français
Alexis de Tocqueville relevait la position unique de la Cour
Suprême dans l'histoire des nations et dans celle du droit,
" Le système représentatif du gouvernement
a été adopté dans plusieurs pays d'Europe,
remarque-t-il, mais je ne crois pas qu'aucune autre nation du
globe n'ait jusqu'ici organisé un pouvoir judiciaire
de la même manière que les Américains
. Un pouvoir judiciaire aussi grandiose n'a jamais été
constitué par un peuple. "
Cette
allusion à la France n'est pas la seule, une très
belle photo est donnée de l'escalier à ellipse
en marbre, avec une rampe en bronze sur cinq étages :
la légende de la photo explique que l'Opéra de
Paris, le Vatican et le Capitole de l'État du Minnesota
sont construits selon une structure similaire ! Dans la Chambre
où siégent les juges, les quatre murs sont ornés
des fresques, réalisées par Adolph A. Weinman
: l'une en particulier retient notre attention sur le mur situé
au nord ; elle donne les hommes de loi ayant marqué l'histoire
; deux Français y figurent : Louis IX - et dans le texte
on ajoute entre parenthèses Saint Louis, imaginaire sans
doute de Saint Louis rendant la justice sous son chêne
et, plus prévisible, Napoléon avec le code civil.
Il faut y ajouter un troisième personnage, mais revendiqué
à la fois par les Français et les Allemands, Charlemagne.
|
|