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DOSSIER - LES AMERICAINS SONT-ILS ANTI-FRANCAIS ?


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Art - Une histoire d’amour franco-américaine
Entre Paris et New York,
son cœur balance

La galiériste Marian Goodman, figure majeure de la scène artistique new-yorkaise, a eu très tôt le souci de créer un pont entre l’Europe et les Etats-Unis à une époque où le pays était peu enclin à s’ouvrir aux artistes étrangers. Elle a ouvert récemment une galerie à Paris, et travaille en collaboration étroite avec de nombreux artistes français de renom comme Christian Boltanski.

Pourquoi avoir choisi Paris, et Le Marais, pour ouvrir votre seconde galerie ?
La raison principale est que j’adore Paris. Il y a là-bas beaucoup d’artistes formidables et de grands professionnels pour qui j’ai un profond respect. Par ailleurs, de nombreux artistes m’avaient depuis lontemps encouragée à ouvrir ce nouvel espace. Et puis, il est essentiel que toutes les villes — et pas seulement New York — restent ouvertes sur le monde. C’est aussi fondamental pour les artistes, pour qu’ils puissent voir ce qui se fait dans les autres pays.

Quant au Marais, il s’agit de l’un des centres de l’art contemporain. Du coup, je me rends toutes les 6 semaines en Europe et en particulier à Paris, à peu près pour chaque nouvelle exposition.

Le fait d’avoir ouvert une seconde galerie m’a permis d’élargir le programme. Car j’ai la chance de pouvoir travailler avec beaucoup d’artistes, et tous ceux que j’admire. En outre, il m’est désormais plus facile de montrer de jeunes artistes à Paris parce qu’on a le matériel adéquat pour des installations vidéo. La nouvelle génération d’artistes travaille, en effet, surtout avec les nouveaux médias ; ce qui est normal puisqu’elle a grandi avec. Nous avons donc tendance à montrer plus de films dans notre galerie du Marais que dans celle de la 57e rue.

Avec quels artistes francais avez-vous l’habitude de travailler ?
Je représente de nombreux artistes français, que ce soit à New York ou désormais à Paris. Je peux citer Christian Boltanski, Pierre Huygue, Daniel Buren, Annette Messager, Niele Toroni. Mais j’expose dans mes deux galeries les œuvres d’artistes du monde entier — 14 nationalités différentes au total — et pas seulement français.

Pensez-vous qu’il existe des différences dans la façon dont Américains et Français conçoivent l’art ?
Je n’ai pas constaté du moins chez les artistes que j’expose, de différences notables entre les Français et les Américains. Cependant, la culture cinématographique semble avoir plus encore imprégné la jeune génération d’artistes français.

Audrey KHALIFA

 



 



 

 

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