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De
multiples organismes aident a promouvoir la langue de Molière.
Soulignons d’abord le rôle évident des Nations unies dans ce domaine, et
notamment la politique stricte de Kofi Anan quant à la parité des deux
langues officielles de travail.
Si le français se voit
parfois devancé en raison des retards de traduction des documents
officiels, la philosophie de bilinguisme des langues de travail telle
qu'elle est inscrite dans la Charte des Nations unies, s'efforce d'être
maintenue, malgré les difficultés financières de l'Organisation.
Notons aussi le rôle du
site Internet des Nations unies qui s'engage a renforcer la présence de
la langue francaise dans l'enceinte de travail. Comme l'a expliqué à
France-Amérique Jean-Pierre Bugata du départment de l'information
(section technologie de l'information) de l’ONU, et gérant du site
Internet, ce support (www.un.org) assure à ses quelque 4 millions de
visiteurs par jour, une égale représentation des documents officiels,
déclarations et traités dans les six langues officielles.
Jean-Pierre Bugata
souligne également la difficulté à trouver des documents en français à
mettre en ligne (comme par exemple des glossaires de terminologie des
termes universels) qu'il explique par les coûts élevés de traduction.
Avec 40% de diffusion sur le site en francais contre 60% en anglais, ce
site Internet arrive cependant à rivaliser avec l'anglais, généralement
dominant sur la plupart des sites globaux.
L’Internet au service des solidarités et de la francophonie
C'est en 1996 lors du sommet de la francophonie à Montréal qu’est lancé
le site Internet. Plus tard, dès 1997, se forme la première coopération
avec l'OIF lorsque la francophonie met à la disposition de l'ONU un
expert de la gestion du site.
En 1999, les deux
organisations mondiales joignent leurs forces pour mettre en place à
Abidjan un programme de formation qui connaîtra un grand succès en avril
2001 à Beyrouth avec le projet « Internet au service du développement ».
Plusieurs mois avant le
sommet de Beyrouth — prévu à l’automne 2001, il a été reporté d’un an,
en raison des événements du 11 septembre — ce projet a déjà permis un
travail de formation à l’Internet et de promotion des resources de l'ONU
et de la francophonie, à la fois en français et en arabe.
Comme l'explique encore
Jean-Pierre Bugata, Internet permet de renforcer les liens de solidarité
avec le Sud, et ce « maillon » participe au développement de la
francophonie.
Sur le plan culturel,
l'ACF (Association Culturelle de la Francophonie) âgée de 40 ans,
entretient la culture francophone à travers une multitude d'événements
culturels au rythme de 16 à17 par an. Aujourd'hui, l'association vise à
élargir son public et ses produits, ainsi que l'horizon des artistes
francophones.
Tout au long de l’année,
avec comme point d’orgue le mois de mars consacré à la francophonie, les
consulats généraux situés aux Etats-Unis, de New York à Houston en
passant par Boston ou Atlanta, œuvrent également en faveur de la
représentation du français, avec la collaboration des alliances
françaises du pays et des diverses associations francophones.
Julie CHENE
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