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Rencontre
avec Laurence Jaillet, directrice des ventes et du marketing pour la
marque Huit.
France-Amerique : Quelles ont été vos impressions sur ce salon de la
lingerie ?
Laurence Jaillet : Après des débuts difficiles, ce salon commence à
avoir beaucoup de succès et il est important pour nous, en tant que
marque française, d’être présents. Seul salon aux États-Unis entièrement
consacré à la lingerie, ce rendez-vous est incontournable pour faire
connaître notre marque, nos produits et approcher des acheteurs de
qualité. Présents lors des deux dernières éditions de ce salon, c’est la
première fois que nous repartons avec des commandes concrètes.
Depuis quand la marque Huit est-elle implantée aux États-Unis ?
Nous sommes présents sur le marché américain du maillot de bain depuis
trois ans. Et nous avons ouvert notre premier showroom à New York, sur
Madison Avenue, en novembre dernier.
Où êtes-vous distribués ?
Partout aux États-Unis, dans les boutiques, petites et grandes.
Quel est le positionnement de votre marque sur le marché américain ?
C’est une marque moderne, féminine, séductrice qui a les qualités d’un
bien-aller d’une belle marque française avec des prix abordables, le
tout, bien sur, adapté à la clientèle américaine. Huit a été, par
exemple, la première marque à créer le moulage.
Quelles différences observez-vous entre la clientèle française et la
clientèle américaine ?
La consommatrice américaine moyenne est généralement très peu éduquée en
matière de lingerie, Victoria Secret demeurant sa seule et unique
référence. Les Françaises, quant à elles, connaissent les marques sur le
bout des doigts, pour les avoir achetées ou pour les avoir vues sur les
affiches publicitaires. Ici, le succès d’une marque française est une
question d’éducation. Il faut prendre le temps de parler avec la cliente
et lui expliquer la spécificité de la marque.
Quelle est votre clientèle ?
C’est une femme qui voyage au moins deux fois par an en Europe, qui aime
la France et l’Italie, qui recherche les belles marques et un
savoir-faire européen et qui a les moyens de se faire de coquins
plaisirs.
Propos recueillis par Fabienne BOULINEAU
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