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INFOS - DOSSIER |
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L'actualite
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Des députés français en
visite aux Etats-Unis |
Un spectacle «
infernal » à Ground Zero |
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Du 24 au 27 octobre, une délégation de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, présidée par François Loncle, s’est rendue à Washington puis à New York pour exprimer sa solidarité à l’égard des Etats-Unis. France-Amérique les a accompagnés à « Ground Zero ». Une scène ordinaire « downtown ». Une délégation parlementaire française, menée par le Consul de France à New York, se réchauffe dans un café Starbucks. La matinée fut chargée d’émotion. Sous un soleil glacé d’automne, cinq membres de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale — Francois Loncle (PS), Yvette Roudy (PS), Gérard Charasse (Radical Citoyen et Vert), Nicole Ameline (Démocratie libérale) et Renaud Donnedieu de Vabres (UDF) — se sont rendus à « Ground Zero ». Comme les touristes agglutinés autour des barrières qui interdisent l’accès au site, ils n’ont pas lâché leur appareil photo. La palme revient à Nicole Ameline, députée du Calvados (Démocratie libérale), immortalisée entre deux officiers de police new-yorkais. Tous sont sous le choc. Près des fleurs, témoignages et drapeaux posés sur les barbelés, ils découvrent l’immense carcasse de la tour sud calcinée. Et la fumée qui continue de s’échapper des débris, 45 jours après le drame. « On imaginait la tragédie, l’étendue de la catastrophe, mais il y a quelque chose de prenant sur le site, à la fois cette fumée, cette poussière, ces immeubles écrasés, lance Georges Charasse (Radical Citoyen et Vert).
C’est saisissant. On reste
bouche-bée. On pense aussi qu’il y a dans la poussière quelques milliers
d’humains mêlés aux gravats. On ne peut pas ne pas être extrêmement
bouleversés et en colère ». Le 11 septembre, la députée du Calvados se souvient du désarroi de ses électeurs, qui ont, eux aussi, du « sang américain » depuis le Débarquement, explique-t-elle. Ne sachant pas quoi faire, de nombreux habitants ont été se recueillir et pleurer dans les cimetières américains. Visiblement émus, familiers de la ville, les députés sont convaincus qu’un pays nouveau sortira de la tragédie. « Chaque fois, j’aime un peu plus New York, déclare Yvette Roudy (PS), venue l’an passé pour l’Assemblée générale annuelle de l’ONU. J’ai bon espoir qu’ils vont remonter la pente une fois la crise et le deuil passés. Leur problème, c’est que leur guerre n’est pas terminée ». «C’est forcément une Amérique nouvelle qui sortira de là», lance Nicole Ameline en regardant le site. «C’est une ville meurtrie, déchirée, mais toujours debout», estime pour sa part François Loncle, le président de la Commission. Au même moment, un musicien de rue entonne la Marseillaise près de la délégation ; les députés sont sous le charme. A tel point qu’ils promettent, dès leur retour en France, d’appeler leurs concitoyens à venir et revenir à New York. Pour proclamer un soutien sans faille aux Américains, disent-ils. « Car le moment de l’émotion et du recueillement est indispensable. Mais également car certains ont des doutes sur la légitimité des attaques », explique François Loncle.
En tout cas, la boucle est
bouclée. Après les exposés méthodiques du Pentagone et du Département
d’Etat sur la nature de la riposte, la délégation a pu saisir au cours
de cette matinée la « réalité » du 11 septembre. Une expérience forte,
concluent à l’unanimité les députés.
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