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INFOS - DOSSIER |
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L'actualite
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Des députés français en
visite aux Etats-Unis |
Renforcer le lien
transatlantique |
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Au-delà de la solidarité, les députés français entendaient donner un nouveau départ aux relations transatlantiques et encourager une impulsion commune de l’Union européenne en cette période de crise. C’est le message qu’ils ont tenté de livrer lors de leurs entretiens à Washington, au Département d’Etat, au Sénat et au Pentagone, et à New York, aux Nations unies. Une fois encore, il fut question de cette « appréhension, à gauche comme à droite », déplorée par François Loncle, que « toute relation avec les Etats-Unis pourrait avoir un caractère d’alignement ». D’où la nécessité, après le « relâchement » et la «grande négligence» constatée depuis quelques années, de développer un lien « plus structuré, fonctionnel, entre les parlementaires français et les Etats-Unis », affirme Nicole Ameline. Sans oublier l’un des thèmes chers aux hommes politiques français lorsqu’il s’agit des relations franco-américaines : la nécessaire multipolarité du système international, et le refus de l’unilatéralisme américain. Pour ce faire, l’ensemble de la délégation s’est prononcée en faveur d’une plus grande concertation de la France avec ses voisins. « C’est le moment plus que jamais de construire l’Europe de la défense, l’Europe politique », a poursuivi Nicole Ameline, également membre de la Commission Europe de l’Assemblée nationale. Un défi particulièrement
délicat alors que les Anglais, membres de l’Union européenne, sont déjà
au premier plan de l’offensive militaire. Ils regrettaient d’abord un « manque de clarté » concernant l’attente des Etats-Unis vis-à-vis de la participation française à la coalition, ainsi qu’un « déficit d’information » venant de Washington. Réponse des principaux intéressés : une coopération financière, judiciaire, policière ainsi qu’en matière de renseignement est la bienvenue. Mais pas seulement, ont
répliqué les députés. La France a également une carte à jouer en misant
sur ses relations privilégiées avec le monde arabo-musulman — courtisé
par l’administration Bush, a estimé François Loncle, réaffirmant l’un
des leitmotive des discours entendus ces derniers jours à l’Elysée comme
au Quai d’Orsay. S’ils ont été rassurés par la gestion de la crise, les députés français ont par ailleurs été frappés de voir le Congrès « désorganisé » quelques jours après le début de panique due à l’anthrax. Leurs interlocuteurs, en particulier Richard Haas, le numéro trois du Département d’Etat, leur ont présenté un exposé clair de la situation. «Il n’y a pas eu de vengeance immédiate. Les Américains ont pris le temps de la concertation», a souligné François Loncle. Dans les jours qui
viennent, la Commission des Affaires étrangères rendra compte de ses
conclusions aux parlementaires français et au Premier ministre.
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