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Le courrier français des Etats-Unis

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Les Etats-Unis en guerre

Les archives de France-Amérique
Semaine du 10 au 16 novembre 2001

 

Le président français s’est de nouveau rendu
à Washington et New York
Afghanistan : Chirac et Bush soulignent le volet politique
 

Dans leur conférence de presse du 6 novembre, Jacques Chirac et George W. Bush ont mis l'accent sur les aspects politiques et humanitaires de la crise afghane, affichant leur volonté commune de ne pas tout miser sur l'action militaire.

«Nous reconnaissons que notre guerre contre le terrorisme est plus qu'une action militaire contre l'Afghanistan. Nous avons une obligation d'aider le peuple afghan et nous devons veiller à ce qu'il y ait un gouvernement, après les taliban, qui partage les valeurs de nos deux pays», a déclaré le président Bush au cours d'un point de presse conjoint à l'issue de leurs entretiens.

Dans le cadre ensoleillé du «Rose garden» de la Maison Blanche, il a présenté Jacques Chirac comme un «ami personnel». Il l'a chaleureusement remercié pour «son amitié», pour ses «bons conseils», ainsi que pour "l'assistance militaire de la France".

Sur le même ton, le chef d'Etat français à salué «le calme et la détermination» dont a fait preuve le président américain «dans les épreuves auxquelles nous sommes confrontés».

«La responsabilité ultime d'un chef d'Etat ou de gouvernement, c'est d'assurer la sécurité de son peuple, a-t-il dit. C'est ce que fait, dans des conditions difficiles le président Bush, c'est ce que je fais, c'est ce que chacun d'entre nous doit faire.»

Tout en réaffirmant la «nécessaire éradication du terrorisme», qui suppose notamment des moyens militaires, Jacques Chirac a insisté sur «l'indispensable action politique pour mettre en place les structures d'un Etat moderne en Afghanistan», ainsi que sur «les exigences urgentes d'une aide humanitaire».

Pensant en particulier au Proche-Orient, il a également souligné qu'il fallait, dans le même temps, s'efforcer de mettre fin au «crises qui, de par le monde, risquent d'apporter de l'eau au moulin du terrorisme».

2 000 militaires français aux côtés des Américains

Au passage, le chef d'Etat français a révélé que la France avait «2.000 hommes, soldats, marins et aviateurs engagés actuellement dans les opérations militaires» aux côtés des forces américaines.

L'entretien avait débuté par un tête-à-tête entre les deux présidents. Il s'est poursuivi par un déjeuner de travail. C'était la deuxième rencontre entre les deux hommes depuis les attentats du 11 septembre à New York et Washington.

Le président Bush a rappelé pour sa part qu'il se rendrait samedi 10 novembre aux Nations Unies pour appeler tous les membres de la coalition anti-terroriste à s'engager fermement. «C'est le moment d'agir», a-t-il lancé.

«Certaines nations ne veulent pas fournir des troupes (à la lutte antiterroriste) et nous comprenons cela.

Mais toutes les nations doivent faire quelque chose si elles veulent combattre le terrorisme», a-t-il dit. «Il est important que les nations comprennent qu'il faudra répondre de l'inaction. Vous êtes soit avec nous soit contre nous», a-t-il déclaré.

M. Bush, qui avait reçu lundi 5 son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, devait aussi rencontrer cette semaine des dirigeants de la Grande-Bretagne, du Koweït, du Maroc, d'Irlande, du Brésil et de l'Inde.
 

Jacques Chirac, qui avait participé dimanche 4 à Londres à une sorte de conseil de guerre avec ses principaux partenaires européens, s'est entretenu le lendemain à Paris avec le vice-président chinois Hu Jintao.

De retour à l'Elysée, il devait recevoir successivement, le 7 novembre, le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres et le président pakistanais Pervez Musharraf.

 



 




 

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