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INFOS - DOSSIER |
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L'actualite
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25 jours à Jalalabad aux
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Un journaliste
français raconte |
sa détention
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Michel Peyrard, libéré samedi 3 novembre par les talibans, a pu donner un témoignage exceptionnel sur la situation à Jalalabad, la ville de l'est de l'Afghanistan où il a été détenu pendant 25 jours alors que se succédaient les raids aériens américains. Reporter du magazine français Paris Match, Michel Peyrard s'adressait aux journalistes à Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, quelques heures après avoir été reconduit à la frontière par les talibans et remis à l'ambassadeur de France à Islamabad, Yannick Gérard. Il a en particulier rapporté que les talibans procédaient à de nombreuses arrestations d'Afghans leur paraissant susceptibles de les lâcher. Michel Peyrard a été détenu avec deux journalistes pakistanais, Irfan Qureshi et Mukkaram Khan, et avec un journaliste japonais, Daigen Yanagida. Le reporter français se trouvait avec eux dans un centre de détention des services de renseignements talibans. Selon ses informations, il existerait six de ces centres à Jalalabad. «Ce sont des centres de détention pour les détenus politiques, ils étaient particulièrement nombreux ces derniers jours, visiblement il y a des rafles qui sont organisées», a-t-il déclaré. De plus, «la prison principale de Jalabadad est pleine, je crois qu'il y a 400 prisonniers, alors qu'il y en avait 150 le 11 septembre», jour des attentats aux Etats-Unis. Michel Peyrard n'était pas en isolement et a ainsi pu obtenir des informations de certains codétenus. «Je me trouvais avec les autres détenus politiques et j'ai pu travailler, faire quelques interviews de détenus», a-t-il dit. «Ce sont des gens qui ont rallié les talibans» après leur arrivée au pouvoir en 1996 «et qui sont aujourd'hui soupçonnés de comploter», a-t-il expliqué. Il s'agit en particulier d'hommes du Hezb-i-Islami de Gulbuddin Hekmatyar. «Les principaux commandants sont systématiquement raflés et emprisonnés dans l'attente d'un interrogatoire», a dit Michel Peyrard. En fait, «tout ce qui est susceptible de proposer une alternative a été raflé et se trouve aujourd'hui en prison», a-t-il ajouté. Michel Peyrard a été arrêté le 9 octobre près de Jalalabad, deux jours après le début des frappes américaines, après être entré illégalement en Afghanistan depuis le Pakistan avec les deux journalistes pakistanais. «Le premier jour a été relativement difficile, avec un traitement plutôt musclé», a-t-il dit. Lors de l'arrestation, l'un des deux Pakistanais a été «bousculé, frappé». Puis certains talibans ont fait défiler les trois hommes dans le bazar de Jalalabad.Là, des activistes arabes venus combattre en Afghanistan étaient «particulièrement énervés», il y a eu «quelques jets de pierre, des coups de crosse» mais les talibans sont intervenus», et «la majorité de la population n'a pas réagi», a-t-il déclaré. Par la suite, les conditions de captivité «ont été je ne dirai pas confortables, mais tout à fait gérables», a-t-il dit. Par ailleurs, Michel Peyrard a déclaré que les talibans ne semblaient pas impressionnés par les bombardements sur la région de Jalalabad. «Les premiers jours, ils étaient très inquiets, mais maintenant ils sont extrêmement sereins, ils s'attendaient à un déluge de bombes, mais ils se sont aperçus que dans le cas de Jalalabad, en tout cas, c'est extrêmement limité». Michel
Peyrard a déclaré qu'il allait «bien» et qu'il comptait rester quelque
temps au Pakistan. Il a remercié ceux qui ont contribué à sa libération,
les autorités françaises et l'ambassadeur du régime des talibans au
Pakistan, Abdul Salam Zaeef.
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