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INFOS - DOSSIER |
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L'actualite
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Conférence interafghane à
Bonn |
Berlin-Kaboul, 86
ans de |
bonnes relations
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Les Afghans considèrent les Allemands comme leurs meilleurs amis dans le monde occidental. En août 1915, l’empereur Guillaume II leur avait envoyé un jeune secrétaire d’ambassade, Otto von Hentig, porteur d’une lettre invitant l’émir du «Kaboulistan» à se soulever contre les Britanniques. Non sans mal, Hentig atteignit Herat, en uniforme de cuirassier du Kaiser, à la tête d’une caravane de 37 hommes et de 79 chevaux. Mais il ne put décider l’émir, qui venait d’empocher un magot d’origine britannique, à rompre sa neutralité. Après l’assassinat de l’émir en février 1919 par un fanatique, son fils, Amanullah, conquit l’indépendance de son pays et se rapprocha des Allemands, deuxième pays à le reconnaître après la Russie de Lénine. Le padishah Amanullah laïcisa et modernisa son pays et fit appel à des ingénieurs et industriels allemands, qui construisirent sa résidence, des routes, des ponts, des barrages et un chemin de fer. Les locomotives « made in Germany » arrivèrent, tractées par des éléphants, par les gorges de l’Hindoukouch. Ouverte en 1924, l’école allemande Amani de Kaboul a formé des générations de cadres afghans. Amanullah et son épouse, Souraya, furent reçu triomphalement à Berlin en 1928 par le maréchal Hindenburg. Hitler ne parvint pas à se faire un allié de son deuxième successeur, Zaher Shah, qui accorda néanmoins l’hospitalité de son pays aux Allemands. Il fut reçu en 1963, avec son épouse, Homaira, par Konrad Adenauer, et l’aide allemande afflua à Kaboul. Dans les années 80 le député chrétien-démocrate allemand Jürgen Todenhöfer alla partager la vie et le combat des moudjahidin en lutte contre l’armée soviétique. N’avaient-ils pas le même adversaire : les Soviétiques occupaient aussi un tiers de l’Allemagne. Aujourd’hui directeur adjoint du groupe de presse Burda à Munich, Todenhöfer a multiplié les appels à la paix en Afghanistan, protesté contre les bombardements et préconisé la solution politique que l’on va rechercher maintenant à Bonn. Son action est dans la logique de l’histoire. En 1997, Marianne Yaldiz,
directrice du Musée d’art hindou de Berlin-Dahlem, faisait des fouilles
archéologiques au nord de Djalalabad. Elle expose de magnifiques
témoignages du bouddhisme afghan, certains rapportés à Berlin par des
collectionneurs dès la fin du XIXe siècle.
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