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INFOS - DOSSIER |
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L'actualite
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Après la tentative
d’attentat contre un vol Paris-Miami |
La sécurité dans
les aéroports français en question |
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La sécurité était renforcée dans les aéroports français après l'attentat raté du 22 décembre sur un vol American Airlines Paris-Miami, qui a révélé une faille dans la détection de l'explosif caché dans les chaussures du présumé terroriste. «Les filtres de sécurité avant l'embarquement ne détectent que les objets métalliques. La poudre ou les explosifs ne peuvent être décelés», a reconnu le commissaire principal de la Police aux frontières, Patrick Rouby, interrogé par Le Figaro. Seuls des chiens entraînés sont capables de détecter de la drogue ou de l'explosif. Mais leur nombre à l'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle d'où a embarqué l'homme qui se fait appeler Abdel Rahim, après avoir subi les contrôles d'usage, est très insuffisant. Ils sont actuellement au nombre de deux et vont être augmentés à cinq. «Je ne vois ce qu'on pourrait faire de plus», a indiqué un porte-parole de la société Aéroports de Paris. «Il en faudrait dix fois plus pour assurer un contrôle quasi systématique des bagages en soute et à main sur les vols sensibles», a estimé un policier de la PAF interrogé par Le Figaro, qui demande une centaine de maîtres-chiens depuis septembre dernier. Le terroriste présumé avait dissimulé quelque 200 grammes de pentrite et un dispositif de mise à feu dans ses chaussures. Estimée insuffisante pour faire exploser un avion, cette quantité d'explosif aurait pu provoquer des dégâts matériels limités avec un effet soufflant et sonore important pour les passagers proches, a ajouté la police. Tous les pays souffrent d'une vraie faiblesse en matière de détection des explosifs et il existerait déjà des appareils de détection ultra perfectionnés, mais à un coût prohibitif pour les aéroports, selon le journal Libération. La plupart des compagnies, notamment américaines, ont renforcé les procédures de sécurité depuis les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Au comptoir d'American Airlines à Roissy, vingt-cinq agents de sécurité contrôlent les passagers au moment de l'embarquement, selon la technique dite du «profiling». Il s'agit de questionnaires détaillés que la compagnie israélienne El Al a adoptés depuis des années pour tous ses passagers. Mais 100.000 voyageurs passent chaque jour par les deux aéroports internationaux parisiens d'Orly et Roissy-Charles de Gaulle et cette technique demande beaucoup de temps alors que le renforcement des contrôles décidé depuis le 11 septembre a déjà considérablement rallongé les délais d'embarquement.
La
deuxième faille détectée sur le vol Miami-Paris est l'étanchéité entre
le contrôle exercé par les compagnies et celui de la police et des
douanes. Le ministère français de l'Intérieur a demandé à la PAF de «déterminer dans quelles conditions le passager auteur de l'incident avait pu prendre ce vol, alors même qu'en particulier, il n'avait aucun bagage en soute pour ce vol long courrier». Le terroriste présumé avait déjà tenté d'embarquer à bord du même vol, la veille, mais, à cause de la longueur des procédures de contrôle, il avait raté l'avion. Après avoir dormi dans un hôtel de Roissy, à une quinzaine de km au nord-est de Paris, il a renouvelé sa tentative le lendemain, avec succès.
Un
groupe interministériel sur les vols sensibles composé de représentants
des ministères de l'Intérieur, des Transports, des Finances, de la
Défense et de la Justice, s'est réuni le 24 décembre pour examiner les
moyens de renforcer la sécurité aérienne.
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