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INFOS - DOSSIER |
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L'actualite
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Des Français au sein des
troupes de Ben Laden |
La DST décide
d’enquêter en Afghanistan |
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Des agents du contre-espionnage français en Afghanistan ? À la structure centralisée antiterroriste du tribunal de grande instance de Paris on ne fait pas mystère de la mission confiée à la Direction de la surveillance du territoire (DST) d’aller vérifier sur place. Le regain d’intérêt pour ces combattants volontaires venus prêter main forte à Ben Laden est né, côté français, des informations selon lesquelles un Français de 21 ans, connu sous le pseudonyme d’Abdur Rahman, figurerait au nombre des prisonniers des derniers combats. L’ambassade de France à Islamabad (Pakistan) affirme s’« activer » sur le cas de cet islamiste dont la dernière adresse connue en Europe ramènerait à l’Angleterre et pourrait laisser supposer qu’il est ressortissant du Royaume-Uni. Hospitalisé à Peshawar, le jeune homme aurait affirmé à un médecin pakistanais qu’« entre 80 et 100 autres Français » se trouveraient pris au piège avec Oussama ben Laden dans la région de Paktia, à la frontière avec le Pakistan. Une information qui recoupe en partie les évaluations de la DST et de la DGSE (service d’espionnage) qui estiment entre 300 et 500 le nombre d’islamistes français qui auraient transité par les écoles coraniques du Pakistan ces dernières années. Pour les autorités françaises, la présence de fonctionnaires de la DST sur place, en Afghanistan, revêt un double intérêt. Agents de renseignement, ils ont vocation à rassembler toute information utile sur les réseaux, en liaison avec leurs homologues du FBI. Officiers de police judiciaire, ils sont également habilités à exécuter les commissions rogatoires délivrées par les magistrats antiterroristes français. Une double casquette dont le juge Bruguière, premier vice-président chargé de l’instruction au palais de justice de Paris, se félicitait dans le Figaro le lendemain même des attaques du 11 septembre aux États-Unis : « Notre dispositif est unique, confiait-il. Avec le renseignement on peut faire de la prévention. L’action judiciaire permet la poursuite et la neutralisation. Nous disposons ainsi des yeux et des bras. » Le cadre juridique de l’intervention de la DST en Afghanistan est tout trouvé. Ouverte depuis 1995, une instruction sur les « filières afghanes » a déjà conduit à la mise en examen à Paris de sept islamistes présumés. Parmi eux, David Courtailler, un jeune Français converti à l’islam dont le frère Jérôme est mis en cause dans l’affaire du projet d’attentat contre l’ambassade des États-Unis à Paris imputée au réseau de Djamel Beghal. Autre suspect du dossier des filières, Mohammed Badache, dit Abou Kassim, l’un des responsables de l’accueil des moudjahidin dans les camps de Ben Laden, à la frontière pakistano-afghane, de 1994 à 1997. Lui avait été arrêté en 1998 à Bruxelles, avec un certain Melouk : Farid Melouk, l’ami d’Ali Touchent, alias Tarek, le coordinateur de la campagne d’attentats de 1995 en France ! Combien d’autres Français pourraient être débusqués par les troupes de l’Alliance du Nord en Afghanistan ? Les services de renseignement occidentaux, et au premier chef la DST, savent depuis longtemps que ce « bataillon de volontaires » n’était pas le moins actif au sein des structures d’Al-Qaïda.
C’est d’ailleurs un
Français, Zacarias Moussaoui, qui a été inculpé le premier aux
États-Unis pour sa participation présumée à la préparation des attentats
du 11 septembre.
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