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INFOS - DOSSIER |
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L'actualite
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La force internationale de
maintien de la paix se met en place |
Afghanistan :
premiers soldats français à Kaboul
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Le contingent français comptera un peu plus de 500 hommes chargés d’aider le gouvernement provisoire à rétablir l’ordre. En Afghanistan, une force étrangère conduit la guerre, une autre prépare la paix. Dans le sud du pays, le corps expéditionnaire américain traque le mollah Omar et Oussama ben Laden. A Kaboul, pendant ce temps, des militaires européens installent la nouvelle Force internationale d’assistance pour la sécurité en Afghanistan (Isaf). Les premiers soldats français sont arrivés ans la capitale pour y participer. Ils sont à peine une vingtaine. Ils doivent préparer le terrain au reste du contingent français. Celui-ci comptera un peu plus de 500 soldats. « C’est un engagement de trois mois. Nous espérons que le besoin de cette force ira en décroissant », a déclaré le ministre de la Défense, Alain Richard, qui était la semaine dernière en tournée dans la région. L’Isaf est placée sous le commandement du général britannique John McColl, un spécialiste des opérations de maintien de la paix.
Les Britanniques, les
Allemands et les Français, qui fournissent les plus gros contingents, ne
veulent pas s’éterniser. La Turquie, seul pays musulman membre de
l’Otan, s’est proposée pour prendre la relève de la Grande-Bretagne à la
tête de l’opération, dans trois mois. Les détails pratiques de son déploiement commencent juste à être réglés avec les autorités de Kaboul. Pour l’instant, seuls 300 fusiliers marins britanniques et des éléments avancés de 11 autres pays la composent. Elle doit rapidement monter en puissance. L’objectif est d’atteindre environ 4 500 hommes. Les Français apportent à l’Isaf des forces de protection rapprochée, des éléments du génie, des pilotes d’hélicoptères et une antenne chirurgicale. Le déminage, notamment autour de l’aéroport, est une de leurs tâches immédiates. « Avant de commencer à travailler, nous devons déminer beaucoup de zones», a indiqué leur chef, le colonel Jean-Marc Marill. L’Isaf doit naviguer entre les écueils sécuritaires mais aussi politiques. La force est placée sous haute surveillance, par les Américains comme par les Afghans. Les premiers ont exigé, en échange de leur parapluie militaire, une étroite coordination. En cas de coup dur, c’est leur décision qui primera. Les Afghans, soucieux de limiter l’intervention étrangère, ont rogné la marge de manoeuvre de l’Isaf. Le général McColl a déjà dû renoncer à faire patrouiller ses hommes seuls dans Kaboul. Ils devront être accompagnés d’un nombre équivalent de « policiers militaires » afghans en armes. Il s’agit, en fait, d’hommes de l’Alliance du Nord fraîchement reconvertis dans la police. Pourtant, l’accord interafghan, signé à Bonn le 5 décembre, stipulait l’évacuation de Kaboul des militaires afghans pour faire place à l’Isaf. Cette disposition visait les troupes de l’Alliance du Nord, qui tiennent la ville depuis le départ des talibans. Mais les chefs de l’Alliance, qui dirigent le ministère de la Défense et celui de l’Intérieur, ont imposé leur maintien. Pour ménager les susceptibilités afghanes, les Occidentaux ont limité le déploiement de l’Isaf, dans un premier temps, à Kaboul et son aéroport. Mais le président du gouvernement provisoire, Hamid Karzaï, vient d’ouvrir la porte à une extension du mandat à d’autres régions du pays. Dans une interview publiée par le New York Times, il reconnaît que la sécurité est loin d’être assurée, notamment sur les routes. Il ajoute que des Afghans des coins les plus reculés du pays sont venus le voir pour lui demander des forces de maintien de la paix. Hamid Karzaï, un notable pachtoun du Sud, n’appartient pas à l’Alliance du Nord. Il est difficile de savoir dans quelle mesure son propos engage son gouvernement. Mais son intervention indique que la question est prise au sérieux.
L’aide internationale
promise à l’Afghanistan ne pourra affluer que si l’anarchie reflue. Le
temps presse. Une conférence internationale des donateurs est prévue
avant la fin du mois au Japon.
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